Piece de théâtre

Attention ! Avant de commencer a lire soyez averti que vous risquez d’halluciner. Soyez prudent alors. Ce dossier concerne des néerlandais, venant d'un 'paradis fiscal' connus pour ses 'médicaments'. ;-)

Le 26 septembre 2023

Madame Elisabeth Jayat (Présidente de la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux) : Bienvenue à l'audience, monsieur Patrice Vespuce, directeur de la DIRCOFI Sud-Ouest et Monsieur Vos. Est-ce que vous avez quelque chose à me communiquer avant que je vous pose des questions concernant l’affaire Vos contre l’Administration.

M. Vos : Oui, Madame la Présidente. Je vous remercie pour votre accueil et que vous me donnez la possibilité de m'exprimer. J'habite à 1.132 km de la Cour. Comme vous savez, mon père est gravement malade à cause d’un cancer qui s'est propagé dans tous son corps, comme sa tête. Cette maladie provoque des fortes réactions comme des agressivités verbales à répétition en direction de ma mère. Je suis donc un peu déçu que la Cour n’a pas accepté ma demande pour reporter l'audience à une date ultérieur du fait que mon père n'a plus beaucoup de temps à vivre. Et, en plus, je me sens responsable pour accompagner et soutenir ma mère qui souffre.

Mme Jayat : Monsieur Vos, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi et reporter des audiences pour une telle raison. Notre priorité est de faire justice aux dossiers et faire notre travail. C’est à vous de vous adapter, peu importe la circonstance.

Mme Jayat : Monsieur Vespuce, expliquez-moi, quelles sont exactement les activités que Monsieur et Madame Vos ont exercé, selon vous, en tant que marchand de biens.

M. Vespuce : En fait, Madame la Présidente, Monsieur et Madame Vos ont déclaré zéro comme chiffre d'affaires. Ce que nous estimons comme de la fraude car nous avons constaté des montants (crédits) importants arrivant sur leur compte bancaire privé en France. Ce qui veut dire qu'ils ont touché de l’argent sans le déclarer.

M. Vos : Chère Madame la Présidente, est-ce que vous voulez demander Monsieur Vespuce de nous montrer l'inscription de Madame Vos en tant que marchand de biens ?

M. Vespuce : A oui, effectivement, veuillez m’excuser Madame la Présidente, mais ce n’est que Monsieur Vos qui est inscrit en tant que marchand de biens et pas Madame Vos.

Mme Jayat : Et quelles sont, selon vous, Monsieur Vespuce, les activités exercées par Monsieur Vos qui correspondent aux montants que vous avez constaté ?

M. Vespuce : Pour être franc, nous ne le savons toujours pas. Je suis vraiment désolé, mais Monsieur Vos nous n'a pas expliqué à quoi les sommes correspondent. Et c'est pour ça que les sommes sont qualifiées logiquement dans la catégorie des ressources indéterminées.

M. Vos : Madame la Présidente, dites-moi comment je peux vous apporter la preuve que je n'ai fait aucune activité en France. Tant qu'il n'y a pas d'activités, il n'y a pas de preuves à mon avis. J'ai déjà expliqué et montré que les paiements par chèque sont liés aux activités de mon entreprise aux Pays-Bas où je suis contribuable et où j'ai déclaré mes chiffres et payé mes impôts. C'est la vérité qui n'a jamais été contrôlé, enqueté et réfuté par l'administration. Est-ce que vous connaissez des gens qui font des copies des chèques qu'ils gardent dans leur administration avec l'idée d'éluder l'impôt ? Et qu'est-ce qu'un contribuable néerlandais à prouver en France ?

Mme Jayat : Monsieur Vespuce, vous êtes au courant que Monsieur Vos exerce une activité aux Pays-Bas où il a son entreprise ?

M. Vespuce : Oui, Madame la Présidente.

Mme Jayat : Monsieur Vos, expliquez-nous ce que vous faites.

M. Vos : En 2010 nous étions en souffrance. Mais pour bien comprendre notre histoire, je commence en 2005, le moment de notre arrivée en France. Apres cinq mois de rénovation, le 13 juillet 2005, la nuit avant de rentrer dans la maison, notre maison a pris feu a causse d'un compteur électrique EDF ce qui a complètement incendié notre maison. Ensuite, l'assurance a gardé 35% de la somme pour reconstruire la maison, ce qui veut dire que nous n’avons pas pu rebâtir notre maison. Nous avons choisi de rester en France et transformer la petite grange (de six par six mètres) qui nous restait en maison. Qui n'est toujours pas finie par contre. Avec de l'argent qui nous restait je me suis inscrit en tant que marchand de biens pour acheter deux terrains à bâtir de la mairie de notre village, comme investissement. Et, pour encore mieux intégrer, nous avons choisi de créer une entreprise en France du fait qu'une société spécialisée dans la récupération et vente de matériaux anciens n'existait pas encore en Corrèze. Mais après cinq contrôles consécutifs des gendarmes en même pas six semaines l'histoire n'a même pas duré six mois et s'est arrêtée notamment avec un garde à vue. Je parle de 2008. Après, pour évaluer émotionnellement tout ce qui s'est passé, j'ai écrit un livre en néerlandais 'Survivre en France' dont j'ai vendu un millier d'exemplaires. Le livre est notamment présenté a l'ambassadeur néerlandais à Paris par Monsieur Pim De Roos, ancien directeur générale de la Rabobank à Paris. A part l'achat des terrains, bien avant 2010, je n'ai fait aucune activité en tant que Marchand de biens ce que j'ai déclaré également auprès de l’administration. Vu le nombre de difficultés que nous avons rencontré en France, j'ai décidé de réactiver mon entreprise aux Pays-Bas que j'avais toujours. Étant en mode de survie, c'était notre dernière option et le dernier choix qui nous restait.

Mme Jayat : J'imagine que vous avez scruté le train de vie de la famille Vos, Monsieur Vespuce. Qu'est-ce que ça a révélé ?

M. Vespuce : Voyez madame, en fait, je ne peux pas dire grande chose à ce sujet. Monsieur Vos est un néerlandais qui nous a raconté qu’il a une entreprise aux Pays-Bas. Nous ne savons toujours pas ce qu’il fait exactement. Sans des explications de sa part, pour nous il a travaillé illégalement en France. En regardant les crédits qui sont arrivés sur le compte bancaire français privé des époux Vos, pour nous il est clair que les époux Vos peuvent être vu et qualifié comme avoir dissimulé de l'argent et avoir éludé l'impôt car ils ne justifient pas les crédits des sommes. Et il ne faut pas oublier que les Pays-Bas est connu pour être un paradis fiscal ce que nous avons dû peser aussi dans la vérification et les qualifications. C’est irréfutable. Nous avons donc aussi contrôlé tous leurs comptes bancaires privés néerlandais comme aussi les comptes bancaires néerlandais de leurs enfants.

Mme Jayat : C’est tout ce que vous savez ? Et alors, Monsieur Vos ?

M. Vos : Oui, Monsieur Vespuce a bien raison qu'il a de l'argent qui est arrivé sur notre bancaire privé en France. Que nous n'avons jamais contesté. Mais ça s'explique, comme j'ai expliqué au vérificateur, monsieur Bruno Reuge, à son bureau à plusieurs reprises notamment. Ces sont des paiements par chèque qui sont liés aux ventes des escaliers de mon entreprise néerlandais dont les sommes sont déclarées dans ce pays où je suis soumis à l'imposition. Je ne vois pas pourquoi et comment l'administration française peut transformer et taxer ces sommes à nouveau et surtout les qualifier en tant que ressources indéterminées, comme ça tombe du ciel. Il faut savoir, Madame la Présidente, que le chèque n’existe plus aux Pays-Bas depuis au moins vingt ans. C'était pour moi la seule solution pour faire payer mon client et encaisser un chèque. A partir de 2014, au moment où mon entreprise est devenue une B.V., comme une SARL en France, j'ai pu ouvrir un compte professionnel auprès de la banque CIC ce que j'ai fait de suite. Depuis ce moment-là j'ai encaissé les chèques sur ce compte. Je me pose la question s'il y a des personnes en France qui essaient de dissimiler l'argent et éluder l'impôt par encaisser des chèques d’une activité professionnelle sur un compte privé. L'idée déjà me semble un peu hors du commun et pas très intelligente, sans vouloir dire que je suis intelligent. En plus, nous avons fait des copies des chèques comme preuve et en plus les sommes correspondent parfaitement aux montants qui figurent sur les factures. Toutes ces preuves ne sont pas regardées, étudiées, vérifiées et sont donc entièrement niées par l’inspecteur. L'inspecteur m'a dit qu'il faisait une vérification sur la situation privée et pas la situation professionnelle. Mais est-ce que ca lui donne le droit de transformer des sommes d'une entreprise néerlandaise en ressources indéterminées françaises ? Sachant que 19 pour cent des sommes concerne de la TVA néerlandaise, l'inspecteur a donc transformé de la TVA néerlandaise en ressources indéterminées françaises. C'est du jamais vu à mon avis et même un miracle d'un inspecteur qui a l'air de travailler pour une république bananière... Excusez-moi pour cette expression, Madame la Présidente, mais nous n'arrivons pas à comprendre ce que l'inspecteur a fait. Ou pas fait. L'humour nous aide pour rester debout. Si non, nous arriverons à Bullecourt. Il faut parfois relativiser. Comme j'ai aussi dû rire en réponse aux questions posées par le vérificateur si nous avions des bateaux, bijoux, drogues et/ou comptes bancaires à Singapour. Je lui ai montré ma bague de mariage étant le seul bijou que nous avions.

M. Vos : Et concernant les drogues, c'est vrai que les Pays-Bas est un pays connu pour ce type de médicament. Mais il faut bien séparer les producteurs, les trafiquants et les consommateurs, car la plupart des gens qui tombent des toits ou balcons à Amsterdam sont des Français. Nous n'avons jamais vu ou touché en vrai de la drogue Madame la Présidente. Qu’est-ce que vous voulez comme preuve ?

Mme Jayat : Monsieur Vespuce, la vérification a lieu en 2013. Votre redressement date de 2014. Nous sommes actuellement en septembre 2023. En regardant les papiers, les époux Vos maintiennent toujours leur position et rejettent fermement le vôtre. Ils sont tenaces. Pour simplifier des choses, monsieur Vespuce, selon vous, est-ce que Monsieur et Madame Vos sont des truands ou est-ce qu'ils n'ont toujours pas vraiment compris votre redressement ?

M. Vespuce : Pour être franc, Madame la Présidente, Monsieur et Madame Vos nous énervent. Depuis la saisie appliquée en 2014 nous n'avons même pas pu toucher un seul rond. Cependant Monsieur et Madame Vos restent nous envoyer des e-mails et des lettres avec leurs questions ce qui nous embête. Que nous ne répondons pas pour le simple fait que c'est à Monsieur et Madame Vos de respecter les jugements du Tribunal et de la Cour. Mais nous avons l'idée qu'ils ne l'acceptent pas soit qu'ils ne le comprennent pas.

Mme Jayat : Monsieur Vos, est-ce que vous avez compris les jugements ?

M. Vos : Oui, Madame la Présidente. Très bien même. C’est pour cette raison que nous les contestons et rejetons. A notre avis, pour résoudre des problèmes il faut être et rester en communication. Et être ouvert et à l'écoute.

Mme Jayat : Que voudriez-vous faire savoir Monsieur Vespuce ?

M. Vos : Monsieur Vespuce a raison et il n'a pas raison. C'est vrai que nous rejetons fermement le redressement, les décisions du Tribunal et de la Cour et que nous continuons toujours notre bataille de vie du simple fait qu'il y a encore beaucoup des choses et questions qui ne sont toujours pas étudiées et répondues par l'administration. Si nous recevons une réponse déjà, la seul réponse que nous recevons c'est une copie du jugement du tribunal, soit de la Cour. L'administration nous traite alors comme des idiots, comme nous n'avons toujours pas compris le jugement. Que nous avons très bien compris. Mais les questions que nous posons concernent des nouveaux faits, des nouveautés, des choses qui ne sont pas encore jugées. Donc nous distribuons nos questions à toutes les personnes qui sont ou étaient responsables de notre dossier, comme Madame Sylviane Ortiz, Monsieur Jean-François Odru et la DIRCOFI de Monsieur Vespuce. Pour votre information : monsieur Odru a même porté plainte à l’adresse de Madame Vos pour menace et chantage ce qui a résulté d’une condamnation par le tribunal de Brive sans enquête, dossier ou quoi que ce soit. Donc vous voyez, l'administration utilise, ou abuse plutôt, toute sa force pour tuer – excusez-moi le mot – moralement et financièrement la famille Vos. Mais, ce n'est pas non seulement ça. Même en cas d'un dégrèvement, la raison du dégrèvement n'est même pas expliqué. Je vous cite « Après un examen attentif de votre dossier, il vous a été accordé un dégrèvement de 225.142 euros. Si vous le souhaitez, vous pouvez obtenir des précisions sur cette décision auprès de l'agent chargé de votre dossier dont les coordonnées figurent ci-dessus. » Mais, le cadre avec les coordonnées de l'agent chargé de notre dossier est complètement vide ! Pour nous, il n'y a pas de communication. Nous avons l'idée que nous ne sommes pas entendu. Depuis le début de la vérification. Que la vie ne nous est pas donnée.

Mme Jayat : Monsieur Vespuce ?

M. Vespuce : Oui, oui, je suis à l’écoute.

M. Vos : Permettez-moi de vous donner encore une autre exemple.

Mme Jayat : Allez-y Monsieur Vos.

M. Vos : L'administration n’arrive pas à encaisser la somme demandée, malgré de nombreuses saisies. Comptez-vous ? Nous sommes en 2023 et la vérification a débuté en 2013, il y a 10 ans. En 2018, sachant que je travaille aux Pays-Bas, l'administration a demandé à l’administration néerlandaise de saisir la somme miraculeux de 767.636 Euro. C'est une somme totalement injustifiée et jamais expliquée ou clarifiée par l'administration jusqu’à ce jour. Et la saisie est même arrêtée de suite par l'administration néerlandaise dès le moment qu'ils ont vu le dossier et les erreurs. Donc, logiquement il y a des questions qui se posent. Ce que nous faisons. Pour comprendre, pour savoir ce qu'il se passe, étant des victimes. Mais par contre, l'administration fiscale ne donne aucune explication soit une seule réponse. Donc, comment l’administration peut nous demander de comprendre le redressement et les saisies et tout ce qu'ils font sachant que ce n'est même pas argumenté ? Laissez-moi vous donner un exemple : l'administration a-t-elle le droit de qualifier un prêt hypothécaire néerlandais des contribuables néerlandais, consenté par des personnes néerlandaises dont les noms et adresses sont connus, dont l'argent n'est jamais passé par un compte bancaire français ?

Mme Jayat : Monsieur Vespuce ?

M. Vespuce : Veuillez m'excusez Madame la Présidente, mais je ne suis pas au courant. Il faut que je me renseigne pour savoir ce qu'il s'est passé exactement.

M. Vos : Puis-je poser une question à Monsieur Vespuce, Madame Jayat ?

Mme Jayat : Allez-y, Monsieur Vos.

M. Vos : Monsieur Vespuce, si un contribuable présente au vérificateur des papiers en tant que preuves en réponse aux questions posées, quel est donc le rôle, le travail et la responsabilité du vérificateur à ce moment-là ? Est-ce qu'il est en droit de ne pas les accepter ou de les nier ? Et quels sont les moyens le contribuable dispose encore pour prouver son innocence tant qu'il a déjà raconté et même prouvé la vérité ?

M. Vespuce : Si un contribuable vient avec des preuves, c'est au vérificateur de contrôler la validité des choses apportées. Un vérificateur doit vérifier.

M. Vos : Je vous remercie, monsieur Vespuce. C'est clair. Et si ça concerne un résident fiscal, donc un contribuable, néerlandais ?

M. Vespuce : Je ne peux pas vous donner de réponse à cette question pour l’instant.

M. Vos : Dans ce cas-là, pourriez-vous me dire ou expliquer pourquoi le vérificateur a nié les preuves en expliquant qu'il ne fait qu'une vérification sur la situation privée et qu'il ne prend pas en compte les paiements qui sont liés aux ventes d'une entreprise néerlandaise ? Comment il peut transformer ensuite les sommes en ressources indéterminées françaises ce qui veut dire qu'il qualifie des sommes qui sont assujetties à l'imposition aux Pays-Bas ? Pour être franc, je pense que son argumentation est fausse, abusive et même frauduleuse sans parler du fait qu'il n'a jamais vérifié notre parole et les preuves.

M. Vespuce lève ses épaules.

Mme Jayat : Monsieur Vespuce, considérant que Monsieur Vos exerce une activité aux Pays-Bas, qu'est-ce que l’administration a fait pour savoir ce que Monsieur Vos a déjà déclaré dans ce pays en respectant la convention entre la France et les Pays-Bas ?

M. Vespuce : Notre inspecteur, monsieur Reuge, a envoyé des questions à l’administration néerlandaise en 2013, pendant sa période de vérification, dont il a reçu des réponses l’année après en 2014.

Mme Jayat : Et qu’est-ce que ça a révélé ?

M. Vespuce : En fait, nous n'avons pas pris en compte les réponses néerlandaises car l'inspecteur avait déjà appliqué le redressement auparavant. Nous n'avons pas voulu attendre les réponses car nous étions sûrs que Monsieur et Madame Vos ont éludé l'impôt.

M. Vos : Tout à fait, Monsieur Vespuce. Ce qui prouve à mon avis que même les déclarations néerlandaises, et donc preuves, que l’administration néerlandaise a envoyé à l’administration fiscale sont niées et même dissimulées car ils ne nous sont jamais communiquées ce qui veut dire que nous n'avons jamais eu la possibilité de montrer aux juges les déclarations néerlandaises – et donc preuves – communiqué par l'administration néerlandaise. Je me permets de vous informer également, Madame la Présidente, que, suite aux questions posées par l’administration, j'ai eu une vérification physique aux Pays-Bas pour les mêmes années 2010 et 2011 où entre autre les paiements par chèque sont contrôlés par le vérificateur néerlandais, Monsieur Rudy Tissingh. Ce qui est logique car l'entreprise est assujettie aux législations et à l'imposition aux Pays-Bas. L'administration néerlandaise n'a pas trouvé d'anomalies ce qui nous faisait penser que l'affaire en France aurait été réglé. Mais non, c'est le contraire. Ce qu'il s'explique du fait que l'administration française n'a pas pris en considération les réponses néerlandaises. Nous nous posons alors la question de quelle manière l'administration française est en droit de transformer ces sommes en ressources indéterminées en France, sachant que les ressources sont bien connues et le vérificateur a nié volontairement les preuves apportées par Monsieur et Madame Vos ainsi les crédits sur les relevés bancaires en venant de l'administration néerlandaise du compte privé de Monsieur et Madame Vos pour la taxe sur le revenu payé en trop ainsi les réponses, et donc preuves, de l'administration Néerlandaise.

M. Vespuce : Veuillez m'excuser Madame la Présidente, mais il faut que j’aille au toilette. C’est urgent.

M. Vespuce s’absente.

- 15 minutes plus tard –

M. Vespuce : Excusez-moi à nouveau. Mais j'ai dû faire des appels aux collègues pour me renseigner car j'ai l'idée que je ne suis pas au courant de tous les faits et détails du dossier.

M. Vos : Monsieur Vespuce a raison. En regardant les relevés de comptes bancaires contrôlé par le vérificateur, vous pouvez constater qu'il y a des crédits en venant de l'administration néerlandaise pour impôt sur le revenu payé en trop. C’est une preuve, simple, pur et nette que nous avons déclaré et payé nos impôts aux Pays-Bas, étant des résidents fiscaux dans ce pays. Comment l’administration, ayant vérifié les relevés de tous nos comptes bancaires, peut alors négliger et nier ce fait ? Que reste-t-il à prouver à Monsieur et Madame Vos ? Et pourquoi l'administration n'a jamais pris contact avec l'administration néerlandaise en respectant la convention entre les deux pays pour savoir ce qui était déjà déclaré aux Pays- Bas sachant qu'une double imposition est interdite ? Qu'est-ce que c'est la bonne gouvernance en France ? C'est notamment une convention entre deux pays et non une convention entre un pays et un contribuable. De quelle manière l’administration a respecté la convention en prenant en compte les crédits en venant de l'administration néerlandaise qui figurent sur les relevés du compte bancaire contrôlé par le vérificateur ?

Mme Jayat : Monsieur Vespuce ?

M. Vespuce : Je ne peux pas vous dire pour l'instant, Madame la Présidente. Je n'ai pas une réponse la dessus.

Mme Jayat : Je vais conclure cette séance. Est-ce que vous avez encore quelques choses à me communiquer, Monsieur Vos ?

M. Vos : Chère Madame la Présidente, je vous présente une attestation officielle de la part de l'administration néerlandaise avec l'information suivante : « M.C.J. Vos, 265 Impasse La Valette, F-19310 Yssandon, Numéro d'identification fiscale : 1688.86.509. Était un résident des Pays-Bas au sens de l'article 4 de la Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir l'évasion fiscale en matière d'impôt sur les revenus entre le Royaume des Pays-Bas et la France au cours des années 2010 et 2011. Les revenus de 2010 et 2011 sont imposables aux Pays-Bas conformément à la législation nationale néerlandaise. Conformément à l'article 7 de la Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir l'évasion fiscale en matière d'impôts sur le revenu entre le Royaume des Pays-Bas et la France, les revenus de l’entreprise Villa d'Or, en 2010 et 2011, sont imposables au État de résidence, qui est dans le cas des Pays- Bas. » Je vous demande de prendre en compte cette attestation. Peut-être le vérificateur Monsieur Reuge s'est mis illégalement sur le siège d'un vérificateur néerlandais et que son redressement est faux, illégal et pourrait même être considéré comme frauduleux... D'avance nous vous en remercions.

M. Vos : Et, Madame la Présidente, si l'administration considère que nous avons travaillé illégalement en France, comme reproché par Madame Régine Cosson de la PRS de la Corrèze, ainsi le Conseil d'Etat pourquoi nous n'avons jamais et toujours pas vu les portes du prison ?

M. Vos : En tous cas, nous attendons avec confiance votre décision.